dimanche 28 mai 2017

Opposition # 2 : Romance & Pédagogie


Vous le savez ou vous ne le savez pas, une fois par mois, je prends virtuellement mon baluchon sous le bras et je pars faire mon tour d'horizon des sites de notations de livres autre qu'Amazon (Booknode, Babelio et Goodreads), pour prendre connaissance d'éventuels commentaires laissés à mon attention. En réalité, mon voyage 2.0 est très rapide puisqu'il n'y a que sur Booknode que ça "bouge" un peu. Je ne suis pas assez connue pour susciter l'envie de déposer une tonne d'avis sur mes modestes œuvres (n'est pas la fantastique Jay Crownover qui veut ! 😋). Je sais que je me fais du mal, mais je dois avoir de fortes tendances masochistes, parce que j'en reviens chaque fois plus dépitée et... rebelote le mois suivant !  😒 Tiens, dernièrement sur Booknode, j'ai lu que dans mon dernier bébé, "Bad Company", il n'y avait pas de romance... Ouch ! Pour une auteure estampillée "romance", ça craint un max ! (Heu, je peux aller me pendre, là ? *snif*) Bref, je m'égare !


"Graphique tiré du site Booknode"

Dans ce billet, je voulais vous montrer ce très intéressant tableau, extrait du site Booknode, et qui évalue les composantes qualitatives de mes romances. Globalement, j'obtiens une note finale d'auteure de 6,8 / 10. ^^ Ce qui est un score très très honorable, au regard de tous les commentaires peu élogieux que j'ai récoltés sur l'ensemble de ma bibliographie. Ce sont mes détractrices qui doivent être contentes ! 😛 Les éléments, comme les personnages, l'écriture ou l'addictivité, sont corrects. Par contre, deux barres rouges sautent immédiatement aux yeux. Outre que je manque d'humour (la bave de ma déconnade n'a pas atteint mes blanches pages !), le deuxième critère à améliorer concerne la "pédagogie". Hélas, je ne crois pas être en mesure de jamais relever cette faiblesse. Pire, la tendance ne fera qu'accuser une baisse...

Quelle est la définition de la pédagogie ? "Elle désigne l'art de l'éducation. Le terme rassemble les méthodes et pratiques d'enseignement requises pour transmettre des compétences, c'est-à-dire un savoir (connaissances), un savoir-faire (capacités) ou un savoir-être (attitudes)." Quelle responsabilité ! lol Récemment, j'ai lu un article qui mentionnait le fait que les auteures de romance n'incluaient pas assez de pédagogie dans leurs ouvrages. Après, on peut se demander raisonnablement quel est le rôle de la romance. Est-il double, "enseigner" en plus de celui de divertir ? Une sorte de deux produits en un. Il faut croire que oui, puisque beaucoup de lectrices déplorent l'image que renvoient les rapports sexuels aux jeunes filles quand les héros n'enfilent pas systématiquement un préservatif pendant les scènes hot. Mon Dieu, quel laxisme ! [mode ironie]

Je vais fabriquer un pont qui va directement rejoindre ma première opposition. Pour moi, encore une fois, la romance, ce n'est pas tout à fait la vraie vie ! C'est sûr que si vous basez votre éducation sexuelle sur la New Romance, par exemple, vous risquez d'être déçues. lol Les héros qui peuvent honorer leur partenaire dix fois par nuit n'existent pas... ou alors ils sont très bien cachés. 😋 Les hommes ne sont pas tous friqués et à tendance sadique ou dominante (je sais, je caricature 😒 ). Et les femmes ne jouissent pas dès qu'on leur touche le bout du... nez ! lol Mais paradoxalement, à trop vouloir coller à la réalité, ne risque-t-on d'enlever la magie de l'évasion et du rêve ? Argh, dilemme... Je me souviens avoir été "traumatisée" par un historique qui ressemblait plus à une encyclopédie sur la vie des Indiens d'Amérique qu'à une romance interraciale. L'auteure a tellement insisté sur les us et coutumes que l'histoire d'amour a été reléguée au second plan. Alors, je ne dis pas que les deux éléments sont incompatibles, loin de là (cf. Colleen Hoover), mais si je lis de la romance, c'est avant tout pour voyager, me détendre et suivre des héros aux vies tourmentées avant leur happy end. La pédagogie, c'est la cerise sur le gâteau. ^^ Pour moi, il existe d'autres moyens de se documenter plus "sérieusement".

D'ailleurs mon écriture s'en ressent. J'écris sans autre ambition que d’offrir quelques agréables heures de lecture pour finir avec un large sourire parce que la fin est toute guimauve. 😍 D'où ma note exécrable en "pédagogie", que j'assume complètement. Surtout, quand je publie de la Dark romance qui met à l'aise ; le syndrome de Stockholm n'étant pas vraiment très moral ! lol Mais à y regarder de plus près, la première leçon à tirer d'une romance, n'est-elle pas que l'amour parvient à triompher de tous les obstacles ? 😉 

@ bientôt pour un autre billet !

 
 

Aujourd'hui 28 mai,  n'oublions pas de célébrer la plus formidable des personnes, à savoir celle qui nous a donné le jour, nous épaule, nous soigne, nous écoute, nous réconforte après un chagrin, nous engueule aussi comme du poisson pourri quand c'est nécessaire... (heu, la dernière réflexion concerne essentiellement Maman Cordelles après que j'ai fait une connerie !) ^^



1 commentaire:

  1. Je n'aime pas trop ce terme, "pédagogie"; en tout cas, je ne trouve pas qu'il colle avec la romance ni avec n'importe quel genre de fiction commerciale, d'ailleurs (je lis aussi pas mal de SFFF, et ça doit être pire, vu qu'en gros, c'est des univers et/ou de la magie complètement inventés!). Donc ce n'est pas un point négatif pour moi; c'est juste logique.

    Cela dit, je plaide coupable en ce qui concerne le fait d'apprendre en me divertissant; j'adore quand les romances me font aussi découvrir des univers, des métiers, des lieux ou des idées que je ne connaissais pas (mais on est d'accord que ça doit rester en arrière-plan et être amené de façon plaisante, et pas devenir lourd et rébarbatif!). Du coup, j'avoue que j'exige pas mal de réalisme de la part des livres que je lis.

    Par ex, dernièrement, j'ai lu une romance dont le héros faisait du MMA. Il se trouve que je connais un peu et que je pratique moi-même le jiu-jitsu/grappling, donc les lacunes de l'auteure m'ont sauté aux yeux... Et, en fait, je dirais exactement le contraire par rapport à la magie et à l'évasion. Pour moi, il n'y a pas de magie si c'est n'importe quoi, si c'est du toc. C'est comme dire qu'un faux diamant donne plus à rêver qu'un vrai... Je ne comprends pas cet argument. Perso, j'aime le MMA, ça m'intéresse et me plaît réellement. Je ne pense pas qu'on ait besoin de le dénaturer ou de le maquiller pour le rendre plus "attractif". Au contraire. En tout cas, cette auteure ne m'a pas convaincue que sa version du MMA était plus cool que la réalité, pas du tout. La réalité que je connais est plus cool, et j'étais déçue de ne pas la retrouver dans le livre. Imagine que tu vas dans un restau et que tu commandes un plat que tu aimes, et finalement le serveur t'apporte autre chose qui y ressemble vaguement en se justifiant que c'est "inspiré" du plat en question. Si le chef est vraiment doué, ça peut passer, mais souvent, ça casse.

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