mardi 25 avril 2017

Opposition #1 : Romance & Réalité


Ouh la la, je n'ai pas vu le temps passer ! pfff Déjà plus de trois semaines que j'ai délaissé mon cher blog. Pas bien ! Pourtant, il y a encore beaucoup beaucoup de boulot à faire dessus... Mais c'est-à-dire qu'entre écrire "Dark Company" et blogguer, le choix est vite fait. 😋 Mais comme là, je coince un peu à un tournant du livre, je vais laisser macérer les évènements pendant un ou deux jours dans le jus de ma petite tête et j'en profite pour vous livrer le fruit d'une réflexion sans prétention.


J'ai la nette impression que dans la romance plus que dans une autre littérature de genre, l'empathie par rapport aux personnages principaux est très marquée. Si à un moment donné de l'histoire, les héros souffrent ou se comportent de façon détestable, les lectrices ressentent aussitôt leur tristesse ou éprouvent une vive antipathie envers eux. Combien de fois ai-je lu dans les chroniques et commentaires : "J'avais envie de rentrer dans le livre pour les consoler ou au contraire de leur filer des coups de pieds aux fesses !" Cela prouve à quel point les héros affectent leur lectorat. lol Une autre critique qui revient également assez souvent : "Le héros, dans la vraie vie, je ne le supporterai pas cinq secondes !" Voilà, l'expression est lâchée, dans la "vraie vie"...

Je ne m'en cache pas, je couche parfois sur le papier des héros proprement détestables et le pire, c'est que j'aime bien ça ! lol Je sais que beaucoup de lectrices n'apprécient pas leurs mauvais caractères. Ce sont des connards qui donnent plus envie de les baffer ou de les cogner contre le mur que de les câliner. Même moi, leur créatrice, je clame haut et fort que ces gros machos seraient tout bonnement insupportables à côtoyer dans la vie de tous les jours. 😀 Si je devais choisir lequel d'entre eux est le plus odieux de tous, je serais bien en peine de n'en désigner qu'un seul ! C'est grave, docteur ? Non, tant que cela reste dans le domaine de la fiction.

Récemment, j'ai lu quelques articles traitant de l'inégalité homme/femme dans les romances. Les auteures elles-même se plaignaient encore qu'au XXIe siècle, leurs congénères mettent en scène des héroïnes aussi dépendantes d'un homme et que pour s'en sortir, celles-ci soient poussées à des extrémités. Dans la "froide" réalité, je suis un tantinet féministe sur les bords, donc la condescendance masculine a effectivement tendance à m'agacer. lol Bon, je vous concède que mon véritable état d'esprit ne transparaît pas dans la majorité de mes livres puisque j'aime l'idée que mes douces héroïnes parviennent tout de même à s'imposer à la fin et à se mettre les héros dans la po-poche. Qui a dit schizophrène ? 😁

Les auteures craignent qu'à force de répéter ce schéma de l'homme fort et de l'héroïne faible, cela ne donne une mauvaise image de la femme aux lectrices. Je suis moi-même une fleur bleue dans l'intimité, je lis de la romance depuis mes quatorze ans et ce stéréotype de "Moi, Tarzan, protéger toi" n'a jamais interféré dans ma vraie vie. Je n'ai jamais comparé ces héros, trop beaux pour être vrai, à des hommes "ordinaires". Cela s'appelle du discernement. Séparer la réalité du fantasme. Oui, les lectrices de romance sont à fond dans leur "délire", mais c'est le temps de vibrer aux péripéties, de rêver, de s'évader pendant quelques heures loin de leur "quotidien". Il ne faut pas s'effrayer de cette dichotomie, car je dis qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien !

Pour terminer, je me permets de reprendre l'exemple de l'auteur de thrillers. Leur cerveau doit être saturé d'images sanglantes de tripes et boyaux à l'air et de mille et une façon de zigouiller un homme... pour mieux nous terrifier sur le papier. A ma connaissance, aucun n'est encore passé à l'acte. 

@ très vite pour une deuxième opposition ! 😉