vendredi 10 février 2017

Les trames en romance

 
Je lis beaucoup de commentaires que ce soit sur mes livres ou sur ceux des autres auteures de romances. Et très souvent, je vois écrit que c'est du déjà vu, du déjà lu. Hum, il faut bien le reconnaître, les trames de romances finissent par se ressembler légèrement à la longue. En même temps, vous n'avez pas non plus 36 000 possibilités en romance contemporaine. lol Bien plus dans les romances paranormales ou la bit-lit car l'imaginaire est moins bridé par la crédibilité de la "triste" réalité. De toute façon, les auteurs en général s'accordent tous sur le fait que tout a déjà été peu ou prou dit ou raconté. Tout l'art de l'auteure de romance consiste alors à s'approprier une trame, la sublimer pour que son histoire paraisse géniale aux yeux de la lectrice. Et c'est le principal !

Bien sûr, chaque auteure pense que son œuvre est originale et qu'elle se démarque des autres, mais avec les sorties de plus en plus effrénées chaque mois en matière de romance, il devient de plus en plus ardu de se renouveler. Difficile également de prévoir les trames qui vont émerger du cerveau enfiévré des autres auteures. ;-) Mais ne dit-on pas parfois que les grands esprits se rencontrent ? Donc à moins de chercher à plagier intentionnellement un autre auteur, il est presque inévitable de retrouver des éléments d'une intrigue dans les livres des unes et des autres, ce qui fait dire, à tort, à certaines lectrices qu'elles ont l'impression d'un mix entre plusieurs bouquins. 😕

Si ces ressemblances ont tendance à en agacer certaines qui se plaignent du manque de nouveauté, il y en a, au contraire, qui sont rassurées de retrouver les mêmes trames. Elles savent ce qu'elles lisent, sans surprise, sans prise de risque ! Prenez par exemple la collection Azur chez Harlequin (non, je n'ai pas d'actions chez les champions de l'amour ! mdr). Dix livres sortent chaque mois de leurs usines, tous issus du même moule, à savoir un milliardaire arrogant (argentin, russe, grec ou arabe) qui fait chanter l'héroïne (blonde, brune ou rousse) pour qu'elle couche avec lui. Ils se détestent au début avec des tas de non-dits et finissent par succomber. *soupir* Et la recette fonctionne ! Moi, en tout cas, j'aime bien. ^^ Mais, c'est normal, je fais partie des adeptes des trames qui se ressemblent. J'ai une prédilection pour les histoires de vengeance...

Paradoxalement, même si les lectrices réclament de l'originalité, elles ne sont pas si téméraires en fin de compte, car une fois hors des sentiers battus, elles sont déstabilisées. Il y a une perte de repères, des codes pré-établis. 😉 Notamment, on critique beaucoup le cliché de l'homme dominant, mais quand les rôles sont inversés, et que la femme prend le contrôle des opérations, tout paraît moins crédible. Peut-être qu'il faut du temps pour faire évoluer et accepter l'inédit dans les mentalités. Nous dirons que pour l'instant, cela reste un marché de niche. Même si l'image qui fait fantasmer demeure celle de l'homme dans toute sa virilité. Qui sait comment évoluera la romance... ;-)

Pour conclure ce billet, je vous mets ici quelques exemples de trames que vous pouvez sans mal croiser dans les romances. Les sex-friends, ceux qui couchent ensemble pour le fun, mais il y en a toujours un qui développe des sentiments et qui en veut plus... ("Jamaïca Lane" de Samantha Young). Le héros qui a promis de ne pas toucher à la sœur de son meilleur ami ("Colocs et rien d'autre" d'Emily Blaine) ou alors celle qui en pince grave pour le frère de sa meilleure amie et toute déclinaison possible ! lol Bien sûr, le patron et sa secrétaire ("Marry Me" de moi 😊). Sans oublier la vague Fifty Shades, le Dominant qui initie une jeune fille naïve qui se découvre Soumise... etc. etc. etc.

@ la semaine prochaine pour un nouveau billet !


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