samedi 18 juin 2016

Question de point de vue




J'ai commencé très tôt à lire de la romance, vers l'âge de 14 ans.  Tombée dans la marmite sucrée depuis l'adolescence, je n'ai jamais vraiment cessé par la suite, alternant avec le policier, le thriller gore, la littérature générale ou le fantastique, mais la romance est restée mon domaine de prédilection (80%). ^^ Hum, n'essayez pas de deviner mon grand âge, je suis un vieux de la vieille ! lol J'ai donc un peu suivi au cours des années, les "changements" en matière de genres à la mode (historique, fantastique, contemporain), de couvertures (des plus scabreuses aux plus sobres), etc. Dans ce billet, je vais m'intéresser plus particulièrement à l'évolution de la narration.  

Au début de mes lectures, quand j'étais une jeune fille en fleurs (bon, maintenant je suis une rose un peu flétrie ! mdr), les romances étaient écrites, à une écrasante majorité, à la troisième personne du singulier, d'un point de vue complètement extérieur. C'est-à-dire que l'auteure derrière sa plume ou son clavier se prenait pour "Dieu" et se planquait dans la tête de tous ses protagonistes. Omniscient, il révélait les moindres émotions et pensées de ses personnages à tour de rôle. En ce temps-là (qui a dit dinosaure ?! grrr), la narration à la troisième personne faisait figure de règle tandis que celle à la première personne en était l'exception.

Oui, mais ça c'était avant (que je prenne de l'âge) ! ^^ Eh oui, depuis, la romance a bien évolué ; elle s'est mo-der-ni-sée. Terminée (ou presque) la narration à la sauce il ou elle, à l'intention des ménagères de plus ou moins cinquante ans. Place au djeun's ! lol Je constate que la tendance au niveau de la narration s'est carrément inversée. Ce qui constituait une "rareté" à l'époque devient presque la règle désormais. Avec le déploiement de la Romance moderne "à la française", de la New Romance (merci Hugo roman !), du New Adult - vous avez remarqué comme tout est nouveau et moderne lol -, c'est la première personne qui a détrôné la troisième. Qu'on se le dise, l'ère du "je" est en marche !

A propos de ce fameux "je", lui aussi a subi une évolution. Au tout début, il n'était réservé en exclusivité qu'à l'héroïne ("Outlander" de Diana Gabaldon), mais ne pas avoir le point de vue du héros frustrait sacrément les lectrices. Donc aussitôt demandé, aussitôt exaucé, les nouvelles auteures ont mis en place le... double point de vue. ^^ Soit les chapitres en "je" passaient d'un héros à l'autre dans le même livre ("Bad" de Jay Crownover), soit un autre tome était intégralement consacré aux mêmes évènements relatés du point de vue du héros ("La soumise" et "le dominant" de Tara Sue Me). Plus fort encore, à présent, vous pouvez trouver des livres hybrides ! Quand l'héroïne cause, c'est à la première personne tandis que dès que le héros livre ses pensées, c'est à la troisième ("Hell's Horsemen" de Madeline Sheehan). Bref, il y a à boire et à manger ! lol

Parmi les lectrices, je constate trois camps, les pro-je, les anti-je et les je-m'en-foutistes. lol Celles qui ne jurent que par la narration à la première personne avancent les arguments selon lesquels le "je" leur permet d'être beaucoup plus proches des héros et de ressentir plus puissamment leurs émotions. Vous vous souvenez de l'identification ? ;-) Pour les anti, je suppose qu'elles n'ont pas besoin d'une connexion plus poussée pour apprécier le livre et les héros. Quant à moi, j'appartiens au troisième clan, ni pour ni contre. J'ai connu la narration à la troisième personne à outrance, maintenant c'est la première personne. *haussement d'épaules indifférent* Je lis. Je n'ai pas vraiment le choix, en fait. lol Je m'adapte à l'évolution.

Si en tant que lectrice, je m’accommode quel que soit le mode de narration, eh bien en tant qu'auteure, j'ai bien moins d'affinités avec le "je". Vous avez dû remarquer que toutes mes romances étaient narrées à la troisième personne. :-/ J'ai déjà essayé d'écrire un livre à la première personne mais sans grand succès. Arrivée au tiers, je me suis rendue compte que c'était trop difficile et que je glissais des "il" ou "elle" inconsciemment. J'ai tout réécrit ! Et je me sentais beaucoup mieux, plus à l'aise. lol Je dois être un peu vieux jeu dans ma tête (ou rose flétrie), mais je ne désespère pas puisque je fais des petites incrustations de temps en temps. Par exemple, dans "Détraqué", pour les besoins du journal intime de Patience, dans "Indéfectible", le "je" clôturera ma dark romance, dans "En toute obscurité", ce seront les scènes chaudes qui seront contées à la première personne ! :-P

@ bientôt pour un nouveau billet ! ;-)


mardi 7 juin 2016

Le choix du titre




La semaine dernière, je vous expliquais comment je choisissais les prénoms et noms de mes personnages de fiction. Dans mon billet d'aujourd'hui, je vais vous révéler ma façon de nommer mes livres. Au même titre (oh le jeu de mots facile ! ^^) que le patronyme, le titre d'un livre lui donne une identité propre. Pas comme dans l'exemple ci-dessus bien sûr, bien que ce soit incontestablement original ! ha ha   

Contrairement au prénom que je pioche allègrement sur les très nombreux sites Internet, pour le titre, c'est une autre paire de manches. Il me faut un peu plus cogiter. A moins bien sûr que je ne décide de prendre un raccourci bien pratique et de nommer mon livre du nom du héros ou de l'héroïne. Hé hé Comment faire d'une pierre deux coups ? ;-) Mais je ne l'ai encore jamais fait. Et je n'ai pas non plus cherché s'il existait sur la toile des générateurs de titres, c'est-à-dire que si un auteur en manque d'inspiration rentrait plusieurs mots-clés tirés de son livre, est-ce que la bécane lui sortirait de son chapeau un titre digne de ce nom ? Avis aux concepteurs de sites ! lol

Je ne vous apprendrais rien en affirmant qu'un titre, de même que la couverture du livre, est l'un des premiers contacts visuels avec les lecteurs. Il faut donc qu'il soit accrocheur, assez voyant, facile à retenir et aussi "parlant" mais pas trop, pour leur donner envie de découvrir plus avant l'ouvrage. Et bien sûr qu'il ait un rapport avec votre histoire. Élémentaire, mon cher Watson ! ;-) A quel moment estampiller votre livre ? Certains auteurs ne se préoccupent du titre qu'après avoir achevé le livre. Dans mon cas de psycho-rigide patentée, je choisis les titres très tôt, parfois avant même d'avoir commencé à écrire l'histoire. J'aime savoir dans quelle direction je navigue. Et puis, sinon comment annoncerais-je mes futures parutions, hein ? mdr Généralement, j'ai déjà à peu près le déroulé de l'histoire dans ma petite tête, il me suffit juste de trouver le meilleur angle d'attaque.

Perso, comme pour les prénoms, j'ai une préférence pour les titres courts. D'ailleurs, si je pouvais ne coller qu'un simple mot sur chacune de mes couvertures, cela m'arrangerait bien. ^^ Mais avouez que ce serait un tantinet monotone ! Comme je l'ai cité plus haut, la solution de facilité consiste à prendre le prénom d'un des héros (ex : "Shanna" de Kathleen Woodiwiss). Quoi que ce n'est plus trop à la mode d'intituler son livre de cette façon. Ah, j'aime aussi les titres avec le "et" au milieu, cela forme une association contraire qui pique la curiosité (ex : "Le loup et la colombe" de Kathleen Woodiwiss). Quoi que là aussi, je remarque que ce n'est plus très tendance. Mon conseil pour que votre livre cartonne ? Accolez le -moi à tous les verbes de votre vocabulaire (ex : "Dévoile-moi", "Regarde-moi""Exalte-moi" de Sylvia Day). Cela tombe bien puisque mon prochain livre s'appellera :  "Brûle-moi". :-P (Naaaan, ce n'est pas vrai.)

En gros, je suis assez contente de mes propres titres. Heureusement, me direz-vous ! lol Devinez lequel est mon préféré dans ma bibliographie ? "Détraqué" bien sûr ! ^^ Et celui que j'ai eu plus de mal à trouver, c'est "Contre toi". J'ai beaucoup tergiversé avant de me décider parce que sa programmation n'était pas prévue si tôt et que j'ai été prise au dépourvu. Rappelez-vous, je suis psycho-rigide ! o_O

@ bientôt pour un nouveau billet ! ;-)