vendredi 15 janvier 2016

Les longueurs de textes


Ce n'est pas exactement le terme lorsque je disais que mon recueil "Laissées pour contes" était composé de "nouvelles". Effectivement, si mes trois histoires sont plus courtes que celles de la longueur d'un roman, pour autant elles sont plus développées qu'une nouvelle. Bien que les limites ne soient pas clairement définies entres les différentes dénominations, on peut deviner à la louche le format auquel les textes appartiennent selon le nombre de mots ou de pages indiqué.

Tout d'abord, commençons par la "vraie" nouvelle. Généralement, elle se caractérise par un texte très très court et se focalise sur un évènement en particulier. En si peu de mots, en dessous de 10 000 caractères ou si vous préférez maximum 30 pages selon le baromètre du Kindle Amazon, pas le temps de s'éparpiller, le récit va droit à l'essentiel : une scène hot ; le début d'une rencontre ; un nouveau départ après un drame, etc... D'habitude, la chute de la nouvelle est ouverte ou inattendue. Donc clairement mes histoires courtes ne se rangent pas dans cette catégorie-là car elles sont plus fournies et... j'ai horreur des fins libres ! lol

Ensuite vient ce que j'appelle un format bâtard : la novella, un mot d'origine italienne. Alors, la novella se taille une place entre la nouvelle et le roman court. Entre 10 000  et 40 000 mots selon un classement approximatif, soit jusqu'à 130 pages en format numérique Kindle, les histoires sont plus consistantes avec un début, un développement avec quelques péripéties (mais pas trop) et une fin. C'est ce qui se rapproche le plus de mes récits que je qualifie de façon inappropriée de "nouvelle", comme par exemple "Les sarments du Cœur". Avec un nombre restreint de mots, l'auteur s'attarde moins sur la marque du soutien-gorge de l'héroïne, d'où cette impression (et ces critiques) des lectrices qui ressentent une accélération dans l'intrigue. Un livre "survolé" diront les commentaires indulgents et "bâclé" pour les méchants avis !

Le format suivant monte d'un cran sur le podium - on connaît la marque du caleçon du héros -, c'est le roman court, comme par exemple, "Des Vignes & des Ronces" ou "Détraqué". Au delà de 40 000 mots et je pense jusqu'à 70 000 mots, soit 250 pages maximum en mesure Kindle, les lectrices sont beaucoup moins frustrées que par la novella car elles font mieux connaissance avec les personnages. Là, l'auteur prend ses aises et le temps de dévoiler une intrigue plus compliquée. Les descriptions sont beaucoup plus conséquentes, les scènes, plus abouties et les caractères des protagonistes, mieux définis. Se crée alors un lien affectif. C'est important pour les lectrices de connaître les héros d'un livre et de pouvoir s'attacher à eux. ;-)

Enfin, je clôturerai mon billet par la crème de la crème : le roman. Ce genre de récit long est très apprécié car il permet vraiment de se familiariser avec les héros et les personnages secondaires. Normal, avec plus de 70 000 mots au compteur donc plus de 250 pages, l'auteure peut largement étaler sa prose ! mdr Au fil des chapitres, les lectrices sont ainsi renseignées sur la plastique (parfaite) des héros du sommet du crâne jusqu'à la pointe de leurs chaussures, de leurs émois et autres introspections en long en large et en travers. Même les étiquettes de leurs sous-vêtements sont passées au crible (j'exagère un tantinet ! :-P). L'environnement dans lequel ils évoluent est aussi dépeint plus précisément (ce n'est pas du Zola mais ça s'en rapproche lol) et les dialogues sont beaucoup plus fréquents. Bref, autant d'éléments indispensables pour qu'ils deviennent vos "amis". ;-)

Vous avez dû le remarquer, les deux formats que j'affectionne sont la novella et le roman court. Le roman, a priori, c'est mort pour moi car je ne pense pas tenir la longueur. J'applaudis des deux mains toutes ces auteures de romance qui peuvent écrire plus de 400 pages et autant pour les suites, le tome 2 et 3 ! waouh waouh En fait, mes livres paraissent pauvres en nombres de pages car mon écriture est assez tendue, sans temps mort. Mon problème ? Je ne sais pas diluer car j'ai peur d'ennuyer les lectrices. :-( J'estime que quand l'essentiel est là, point besoin de fioritures... Mais ça c'était avant ! La nouvelle Héloïse 2016 est née. ;-) L'année sera placée sous le signe du changement. Il n'est jamais trop tard pour se soigner et je suis actuellement en cure intensive. La preuve, je viens de glisser discrètement un "Calvin Klein" sur l'élastique du slip de mon prochain héros de New Adult ! :-P

C'est fini pour aujourd'hui. Maintenant à vos agendas car je vous donne rendez-vous dès le jeudi de la semaine prochaine pour tenter de gagner des places pour le Festival du Roman Féminin du 20 et 21 Avril 2016. ;-)

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